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Créer sa SASU : les étapes dans l’ordre, sans rien oublier

Statuts, dépôt du capital, annonce légale, immatriculation : le parcours complet pour créer une SASU, et les erreurs qui font perdre des semaines.

Par La rédaction

15 min de lecture

Photo : Romain Dancre sur Unsplash

Pour créer une SASU, vous devez suivre cinq étapes dans cet ordre : rédiger les statuts, déposer le capital, signer les statuts, publier l’annonce légale, puis demander l’immatriculation sur le guichet unique de l’INPI. Les frais obligatoires restent modestes, un peu moins de 200 euros hors taxe en métropole en 2026, et le Kbis arrive en général en quelques semaines si le dossier est complet. Ce qui fait perdre du temps, ce n’est pas la procédure : ce sont les pièces incohérentes ou manquantes.

L’essentiel

  • Cinq étapes : statuts, dépôt du capital, signature, annonce légale, immatriculation sur le guichet unique de l’INPI.
  • Capital libre à partir de 1 euro ; au moins la moitié des apports en argent doit être versée à la création, le solde dans les cinq ans.
  • Frais obligatoires en 2026 : 142 euros HT d’annonce légale en métropole, 33,83 euros d’immatriculation et 19,33 euros de déclaration des bénéficiaires effectifs.
  • Le président est assimilé salarié : il cotise au régime général s’il se rémunère, sans assurance chômage.
  • Les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales, mais le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.
  • Après le Kbis : déblocage du capital, comptabilité complète, approbation et dépôt des comptes chaque année.

La SASU, société par actions simplifiée unipersonnelle, est la version à associé unique de la SAS. Elle séduit les créateurs qui se lancent seuls avec une ambition de croissance : liberté de rédaction des statuts, patrimoine personnel distinct de celui de la société, possibilité d’accueillir plus tard des associés sans changer de forme juridique. Si vous hésitez encore entre ce statut et un démarrage plus léger, lisez d’abord notre comparatif micro-entreprise ou société.

Ce guide détaille chaque étape, les documents à fournir, les coûts réels, les délais à respecter et les obligations qui suivent l’immatriculation.

Qui peut créer une SASU et pour quel projet ?

Toute personne physique ou morale peut être l’associé unique d’une SASU. Dans la grande majorité des cas, le créateur est à la fois associé unique et président. La loi impose un président, mais rien n’empêche de confier ce mandat à un tiers.

La SASU convient particulièrement à trois profils :

  • le consultant ou le prestataire intellectuel qui facture des montants élevés et veut arbitrer entre salaire et dividendes ;
  • le créateur qui prévoit d’ouvrir son capital à des associés ou à des investisseurs : la SASU devient une SAS dès l’entrée d’un deuxième associé ;
  • le dirigeant qui souhaite le régime social des salariés, avec une couverture maladie et retraite du régime général.

Elle convient moins à une activité qui démarre avec un chiffre d’affaires très incertain : une société impose une comptabilité complète et des frais fixes, même les mois sans chiffre d’affaires.

Que faut-il vérifier avant de se lancer ?

Trois points conditionnent toute la suite. Réglez-les avant de rédiger la moindre ligne.

Le nom de la société

La dénomination sociale doit être disponible. Vérifiez qu’elle n’est pas déjà utilisée par une autre entreprise, ni déposée comme marque dans votre secteur, en consultant les bases de l’INPI. Un nom trop proche d’une marque existante vous expose à une action en contrefaçon, donc à un changement de nom forcé, avec statuts, site et supports à refaire. Si le nom compte pour votre activité, envisagez de le déposer vous-même comme marque.

L’adresse du siège

Trois options principales existent :

  • votre domicile, que la loi autorise, sous réserve de vérifier votre bail ou votre règlement de copropriété : si une clause l’interdit, la domiciliation reste possible pour une durée limitée, après information du bailleur ou du syndic ;
  • une société de domiciliation agréée, qui vous remet un contrat de domiciliation ;
  • un local loué ou mis à disposition, une pépinière ou un espace partagé.

Le budget de démarrage

Le capital doit couvrir vos premiers besoins : matériel, logiciels, trésorerie des premiers mois, délais de paiement de vos clients. Avant de fixer son montant, établissez un plan de trésorerie sur douze mois. Si vos fonds propres sont insuffisants, un prêt d’honneur peut les renforcer et faciliter l’obtention d’un prêt bancaire.

Comment créer une SASU étape par étape ?

Étape 1 : rédiger les statuts

Les statuts sont le contrat fondateur de la société. En SASU, la loi laisse une grande latitude : c’est un atout, mais aussi un piège, car les statuts doivent tout prévoir. Ils mentionnent obligatoirement :

  • la forme (société par actions simplifiée unipersonnelle) et la dénomination ;
  • l’objet social, c’est-à-dire les activités exercées ;
  • l’adresse du siège social ;
  • la durée de la société, dans la limite de 99 ans ;
  • le montant du capital et la description des apports ;
  • les règles de nomination, de rémunération et de révocation du président ;
  • les modalités des décisions de l’associé unique.

L’objet social mérite une attention particulière. Trop étroit, il vous obligera à modifier les statuts dès votre première diversification, ce qui suppose une nouvelle formalité payante. La bonne pratique consiste à décrire précisément votre activité principale, puis à ajouter les activités connexes que vous envisagez à moyen terme.

Un modèle ou une plateforme juridique suffit pour une activité simple. Un avocat ou un expert-comptable reste préférable si vous prévoyez des apports en nature, une activité réglementée ou l’entrée rapide d’associés.

Erreur fréquente : oublier de préciser dans les statuts qui fixe la rémunération du président et selon quelle procédure. En SASU, c’est en principe l’associé unique qui décide, par une décision écrite consignée au registre. Sans règle claire, chaque versement devient contestable.

Étape 2 : constituer et déposer le capital

Le capital d’une SASU est fixé librement, à partir de 1 euro. En pratique, un capital symbolique inquiète banques, fournisseurs et clients, qui y voient un signe de fragilité.

Les apports en numéraire, c’est-à-dire en argent, doivent être libérés d’au moins la moitié à la création ; le solde doit être versé dans les cinq ans suivant l’immatriculation. Les apports en nature (ordinateur, véhicule, fonds de commerce) sont en principe évalués par un commissaire aux apports. L’associé unique peut s’en dispenser si aucun apport en nature ne dépasse 30 000 euros et si leur valeur totale ne dépasse pas la moitié du capital.

Les fonds sont déposés sur un compte bloqué au nom de la société en formation, auprès d’une banque, d’un notaire ou de la Caisse des dépôts. Le dépositaire délivre une attestation de dépôt des fonds, indispensable pour l’immatriculation. L’argent reste bloqué jusqu’à la présentation du Kbis.

Bon à savoir : le taux réduit d’impôt sur les sociétés de 15 % suppose notamment un capital entièrement libéré. Si vous ne versez que la moitié de vos apports à la création, vous en serez privé tant que le solde n’est pas libéré. Pour un petit capital, libérez-le en totalité d’emblée.

Étape 3 : signer les statuts

Une fois l’attestation de dépôt obtenue, l’associé unique date et signe la version définitive des statuts. L’ordre compte : signer avant le dépôt crée une incohérence entre les dates et les montants mentionnés, que le greffe relèvera.

Étape 4 : publier l’annonce légale

L’avis de constitution informe les tiers de la naissance de la société. Il paraît dans un journal d’annonces légales ou un service de presse en ligne habilité dans le département du siège, après la signature des statuts et avant la demande d’immatriculation.

L’annonce reprend la dénomination, la forme, le capital, le siège, l’objet, la durée, l’identité du président et le greffe compétent. Son prix est un forfait fixé chaque année par arrêté : pour une SASU, il s’élève en 2026 à 142 euros HT en métropole, et à 167 euros HT à La Réunion et à Mayotte. Inutile de comparer les supports, le tarif est le même partout. Le journal vous remet une attestation de parution.

Relisez l’annonce avant publication : une erreur impose un avis rectificatif, donc une seconde facture.

Étape 5 : demander l’immatriculation sur le guichet unique

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités d’entreprise passent par le guichet unique géré par l’INPI, accessible depuis procedures.inpi.fr. Vous y remplissez le formulaire en ligne, déposez les pièces justificatives et réglez les frais.

Le formulaire comprend aussi la déclaration des bénéficiaires effectifs, c’est-à-dire des personnes qui contrôlent la société : en SASU, il s’agit le plus souvent de vous. Vous y indiquez également vos choix fiscaux : régime d’imposition des bénéfices et régime de TVA.

Le guichet unique transmet le dossier au greffe du tribunal compétent, qui contrôle les pièces et procède à l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés. L’extrait Kbis est ensuite adressé par voie électronique, et l’Insee attribue les numéros Siren et Siret.

Quels documents fournir pour immatriculer une SASU ?

Réunissez l’ensemble des pièces avant d’ouvrir le formulaire :

  • les statuts datés et signés, dans leur version définitive ;
  • l’attestation de dépôt des fonds délivrée par la banque, le notaire ou la Caisse des dépôts ;
  • l’attestation de parution de l’annonce légale ;
  • un justificatif d’occupation du siège : titre de propriété, bail, quittance récente ou contrat de domiciliation ;
  • une copie de la pièce d’identité du président, en cours de validité ;
  • une déclaration sur l’honneur de non-condamnation du président ;
  • le cas échéant, le rapport du commissaire aux apports et l’acte de nomination du président s’il n’est pas désigné dans les statuts.

Chaque pièce doit être cohérente avec les autres : même dénomination, même adresse, même montant de capital, même orthographe du nom du président. C’est la première cause de demande de régularisation par le greffe.

Combien coûte la création d’une SASU ?

Les frais obligatoires sont faibles. Ce sont les prestations facultatives qui font varier la facture.

Poste Montant 2026 Caractère
Annonce légale de constitution (SASU, métropole) 142 euros HT Obligatoire
Annonce légale (La Réunion, Mayotte) 167 euros HT Obligatoire
Immatriculation au registre du commerce et des sociétés 33,83 euros Obligatoire
Déclaration des bénéficiaires effectifs 19,33 euros Obligatoire
Commissaire aux apports Honoraires libres Seulement si apport en nature non dispensé
Rédaction des statuts par un professionnel Honoraires libres Facultatif
Domiciliation commerciale Tarif du prestataire Facultatif

(montants vérifiés en novembre 2026)

Une activité artisanale exercée en société entraîne des frais d’immatriculation spécifiques, à vérifier sur service-public.fr. Le capital, lui, n’est pas une dépense : il reste la propriété de la société et finance son démarrage.

Exemple : prenons Claire, consultante en organisation, qui crée sa SASU à Lyon avec un capital de 2 000 euros entièrement libéré, domicilié chez elle. Ses frais obligatoires se limitent à l’annonce légale (142 euros HT), à l’immatriculation (33,83 euros) et à la déclaration des bénéficiaires effectifs (19,33 euros), soit environ 195 euros hors TVA sur l’annonce. Elle rédige ses statuts à partir d’un modèle relu par son expert-comptable, dont elle prend la mission comptable annuelle.

Quel délai pour créer une SASU ?

La durée totale dépend surtout de votre préparation et de la réactivité du greffe. Certains délais sont fixés par les textes, d’autres varient.

Étape ou obligation Délai Source du délai
Rédaction des statuts Quelques jours à quelques semaines Votre préparation
Dépôt du capital et attestation Variable selon le dépositaire Banque, notaire ou Caisse des dépôts
Annonce légale Après la signature des statuts, avant l’immatriculation Réglementation
Traitement du dossier par le greffe Variable, allongé en cas de régularisation Greffe compétent
Demande d’Acre à l’Urssaf Dans les 60 jours suivant le début d’activité Réglementation
Versement du solde du capital Dans les 5 ans suivant l’immatriculation Code de commerce
Dépôt des comptes annuels au greffe 1 mois après l’approbation, 2 mois par voie électronique Code de commerce

(délais vérifiés en novembre 2026)

Un dossier complet et cohérent du premier coup reste le meilleur moyen d’obtenir rapidement son Kbis.

Comment le président de SASU est-il rémunéré et imposé ?

Le statut social du président

Le président de SASU est assimilé salarié lorsqu’il est rémunéré pour son mandat. Il relève du régime général de la Sécurité sociale, avec une protection comparable à celle d’un cadre, mais il ne cotise pas à l’assurance chômage et n’en bénéficie pas au titre de ce mandat. Sans rémunération, il ne paie pas de cotisations, mais n’acquiert pas non plus de droits sociaux à ce titre.

L’imposition des bénéfices

La SASU est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés, au taux normal de 25 %. Un taux réduit de 15 % s’applique jusqu’à 42 500 euros de bénéfice, si le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros, si le capital est entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques.

Une option pour l’impôt sur le revenu est possible pendant cinq exercices au maximum, sans renouvellement, notamment pour une société de moins de cinq ans, de moins de 50 salariés et dont le chiffre d’affaires ou le total de bilan ne dépasse pas 10 millions d’euros.

Salaire ou dividendes ?

Les dividendes sont prélevés sur le bénéfice après impôt sur les sociétés. En SASU, ils ne supportent pas de cotisations sociales, mais sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif. Un dirigeant payé uniquement en dividendes n’a pas de protection sociale au titre de son mandat.

Exemple chiffré : reprenons Claire. Elle ne se verse pas de salaire la première année et dégage un bénéfice de 40 000 euros. Elle choisit de distribuer la totalité du bénéfice après impôt.

Calcul Montant
Bénéfice avant impôt 40 000 euros
Impôt sur les sociétés au taux réduit de 15 % 6 000 euros
Bénéfice distribuable 34 000 euros
Prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % 10 676 euros
Dividendes nets perçus par Claire 23 324 euros

(taux vérifiés en novembre 2026)

Ce scénario maximise le net immédiat, mais Claire ne valide aucun trimestre de retraite au titre de sa SASU. Un mélange de salaire et de dividendes coûte davantage en cotisations et ouvre des droits. L’arbitrage dépend de votre situation personnelle et se simule chiffres en main avec un expert-comptable.

Quelles aides pour créer une SASU ?

Plusieurs dispositifs peuvent alléger le démarrage :

  • l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) : pour le président qui contrôle effectivement la société, elle exonère partiellement certaines cotisations personnelles pendant douze mois, sous conditions de revenus. La demande doit être adressée à l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début d’activité ;
  • les dispositifs de France Travail pour les créateurs indemnisés, dont les conditions sont à vérifier auprès de votre conseiller ;
  • les prêts d’honneur des réseaux d’accompagnement, à taux zéro et sans garantie ;
  • les aides locales des régions et des collectivités.

Les conditions détaillées sont à vérifier sur urssaf.fr et sur bpifrance-creation.fr, qui recense les aides par profil et par territoire.

Bon à savoir : la cotisation foncière des entreprises n’est pas due l’année de création. Elle apparaît à partir de l’année suivante : anticipez-la dans votre trésorerie.

Que faire après l’immatriculation de la SASU ?

Le Kbis ne marque pas la fin du parcours. Plusieurs actions s’imposent dans les semaines qui suivent :

  1. Débloquer le capital en présentant le Kbis au dépositaire, puis le verser sur le compte professionnel de la société.
  2. Mettre en place la comptabilité : une société tient une comptabilité complète et établit des comptes annuels. La plupart des dirigeants de SASU confient cette mission à un expert-comptable.
  3. Organiser la facturation : mentions obligatoires, numérotation, archivage. La réforme de la facturation électronique concerne aussi les petites sociétés.
  4. Tenir le registre des décisions de l’associé unique et le registre des mouvements de titres.
  5. Souscrire les assurances adaptées : responsabilité civile professionnelle, multirisque si vous avez un local.
  6. Formaliser la rémunération du président par une décision écrite, conformément aux statuts.
  7. Demander l’Acre dans les 60 jours si vous y êtes éligible.

Chaque année ensuite, l’associé unique approuve les comptes dans le délai prévu par les statuts, en pratique dans les six mois suivant la clôture, puis les dépose au greffe dans le mois qui suit, ou dans les deux mois en cas de dépôt électronique. Vos déclarations et paiements fiscaux se gèrent depuis l’espace professionnel sur impots.gouv.fr.

Quelles sont les erreurs fréquentes lors de la création d’une SASU ?

Les mêmes fautes reviennent dans les dossiers renvoyés par les greffes ou corrigés après coup :

  • choisir un nom déjà pris ou trop proche d’une marque existante, sans recherche préalable ;
  • rédiger un objet social trop étroit, qui impose une modification statutaire à la première diversification ;
  • signer les statuts avant le dépôt des fonds, ce qui crée une incohérence de dates et de montants ;
  • laisser des divergences entre statuts, annonce légale et formulaire d’immatriculation ;
  • domicilier la société chez soi sans vérifier son bail ou son règlement de copropriété ;
  • libérer partiellement un petit capital et perdre ainsi le taux réduit d’impôt sur les sociétés ;
  • oublier de demander l’Acre dans les 60 jours ;
  • négliger les obligations annuelles : approbation des comptes, dépôt au greffe, déclarations fiscales.

Check-list avant de déposer le dossier

  • Nom vérifié dans les bases de l’INPI
  • Justificatif de siège récent
  • Fonds déposés et attestation obtenue
  • Statuts définitifs signés et datés après le dépôt
  • Annonce légale publiée, attestation reçue
  • Pièce d’identité et déclaration de non-condamnation du président
  • Choix fiscaux arrêtés : impôt sur les bénéfices et régime de TVA

En résumé

Créer une SASU revient à enchaîner cinq étapes : statuts, dépôt du capital, signature, annonce légale et immatriculation sur le guichet unique de l’INPI. Les frais obligatoires restent inférieurs à 200 euros hors taxe en métropole. Le temps se gagne en amont : un nom vérifié, un objet social pensé pour l’avenir, un capital libéré en totalité et des documents parfaitement cohérents entre eux.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour créer une SASU ?

Comptez en général quelques semaines entre la rédaction des statuts et la réception du Kbis. Le délai dépend surtout de la qualité du dossier : une demande de régularisation du greffe le rallonge sensiblement.

Peut-on créer une SASU avec 1 euro de capital ?

Oui, le capital minimum est de 1 euro. Mais un capital symbolique fragilise la crédibilité de la société et ne finance rien. Calibrez-le selon vos besoins réels de démarrage.

Combien coûte une annonce légale pour une SASU en 2026 ?

Le forfait est de 142 euros HT en métropole et de 167 euros HT à La Réunion et à Mayotte. Le prix est identique quel que soit le journal habilité choisi.

Le président de SASU a-t-il droit au chômage ?

Non. Assimilé salarié, il relève du régime général pour la maladie et la retraite, mais ne cotise pas à l’assurance chômage au titre de son mandat.

Peut-on se verser uniquement des dividendes en SASU ?

Oui. Les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales, mais sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. En contrepartie, vous ne vous constituez aucune protection sociale au titre de votre mandat.

Faut-il obligatoirement un expert-comptable ?

La loi ne l’impose pas. Mais une société doit tenir une comptabilité complète et produire des comptes annuels : la plupart des dirigeants de SASU font appel à un professionnel.

Peut-on créer une SASU en restant salarié ?

Oui, sous réserve de respecter votre contrat de travail : clause d’exclusivité, obligation de loyauté, absence de concurrence avec votre employeur. Vérifiez votre contrat avant de vous lancer.

Comment transformer une SASU en SAS ?

Il suffit qu’un nouvel associé entre au capital : la SASU devient une SAS sans changer de forme juridique. Il est souvent utile d’adapter les statuts à cette occasion.

Sources

Article préparé par la rédaction avec des outils d’IA, à partir des sources citées, puis contrôlé (sources, liens, structure). Notre méthode. Une erreur ? Écrivez-nous.